Sur les pas d’Arthur

Sur les bords de Meuse
L’eau est d’humeur joyeuse
Des péniches aux couleurs chatoyantes
Fleurissent sur les rives verdoyantes
Le long des quais, quelques badauds
Déambulent dans l’ombre de Rimbaud
Le clapotis, d’un doux murmure
Rythmé par les pas d’Arthur
Me berce d’une douce mélodie
Sur mon banc, à demi assoupi
Mes rêves me transportent
Mes souvenirs m’emportent
Dormeur du val, je m’endors
Me voici sous d’autres décors
Place Ducale, bien qu’il se fasse tard
Le carillon entame le chant du départ
Poussé par un petit vent frais
Le bateau ivre quitte le quai
J’abandonne alors les terres d’ici
Pour les hauts plateaux d’Abyssinie
Les pistes abruptes du mont Goda
Et la ville blanche de Tadjoura

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Photo – [email protected] à spirales

La petite histoire

Rimbaud c’est pour moi un souvenir d’enfance avec « Le matin des étrennes » «La Bohême » Rimbaud c’est cet adolescent un peu fou, en révolte contre la société , le clergé. Rimbaud, c’est un mythe, un poète maudit, compagnon de la fée verte, l’homme aux semelles de vent, Rimbaud, c’est cet aventurier qui chercha fortune sur les hauts plateaux d’Abyssinie, dans le café et le trafic d’armes.

1977, 19 ans à peine, je retrouve sa trace en débarquant sur la corne africaine, 40 ans plus tard , je me recueille sur sa tombe à Charleville-Mézières.

J’adore ces mots extraits de « Une saison en enfer »

Mauvais sang, Une saison en enfer , Arthur Rimbaud

« Je reviendrai, avec des membres de fer, la peau sombre, l’œil furieux : sur mon masque, on me jugera d’une race forte. J’aurai de l’or : je serai oisif et brutal. Les femmes soignent ces féroces infirmes retour des pays chauds »

« Maintenant je suis maudit, j’ai horreur de la patrie. Le meilleur, c’est un sommeil bien ivre, sur la grève »

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