Tranches de vie
Comme bien souvent mes pas me mènent
Par les chemins et les champs déchaumés
D’où le délicieux parfum de la terre émane
Ravivant des souvenirs d’enfance oubliés
Mes jeux, mes cabanes aux fonds des bois
Les arbres, mon royaume et moi, un héros
L’ombre qui marche, bandit sans foi ni loi
Batman, Robin des bois et même Zorro
Rêvant d’aventures lointaines, de mystères
Je me dressais en protecteur de l’opprimé
Soldat de fortune parcourant les déserts
Chevalier solitaire, loin de sa bien-aimée
Mais un jour, j’ai franchi la porte, sauté le pas
Sur un coup de tête, je suis parti, j’ai tout quitté
Fini les jeux de gosse, l’enfant est devenu soldat
Sous d’autres cieux, la vie est devenue réalité
Bien loin des miens, au-delà des flots
J’ai vu d’autres lieux, d’autres terres
Le chaud soleil d’Afrique a brulé ma peau
Desèchée par le khamsin, ce vent du désert
Une page qui tourne, envolée mon adolescence
Le retour au pays, ce besoin de repartir encore
Douceur de l’été indien, parfum de nouvelle France
Partir, toujours partir, fuir vers d’autres décors
Elles étaient de la rue, d’ici où d’ailleurs
J’étais jeune, elles étaient jolies et douces
Puis un jour, la rencontre, le bonheur
Une famille, des enfants qui poussent
Bien sûr dans l’ordre des choses
Il y eut toi mon petit bonhomme
Et cette joie dont tu fus la cause
Pas plus haut que trois pommes
Ainsi tourne, tourne la vie
Passent le temps et les envies
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De l’arbre au désert, du jeu à la guerre
L’enfant marche encore dans l’homme mûri
Le monde brûle, s’élargit, se resserre
Malgré les départs et les fuites
Tout se transmet ,de héros à père
Le soleil caresse la peau
Et la vie murmure encore.
Merci Cher Dany, vous me touchez particulièrement
De bien jolis mots, très touchants, merci Henri. Il y a toujours une âme d’enfant en nous, malgré le temps qui s’écoule.
Votre poésie respire la marche, la lumière et la vie .
C’est un très beau chemin, merci Dany.
Nous avons tous un chemin de vie, des parcours différents, chacun son histoire, merci Rose !
Et toi mon petit bonhomme
À ton tour, tu franchiras la porte
Et moi je resterai discret
Gardien muet de ton amour
Si tu t’égares sous d’autres cieux
Si le monde brûle un peu ta peau
Souviens-toi qu’ici, silencieux
Un père veille, quoi qu’il advienne
On apprend à laisser partir
Ce qu’on aime plus que sa vie .
Merci Poète pour ce très beau parcours
de vie, en route pour 2026 et d’autres aventures.
Le petit bonhomme a bien grandi, il a franchi la porte et moi je le regarde avec fierté comme je regarde ses soeurs. Un très beau texte, très émouvant, merci Jean !
Très beau poème mon ami comme tu sais si bien les écrire qui dépeint ton existence riche d’expérience qui font de toi un sage, objectif ultime de l’existence. Amités !
Il me faudrait sans doute plusieurs vies pour devenir un sage, et encore ! merci François !
C’est un poème de cheminement, presque une autobiographie en vers.
Vous avancez, enfance, rêves, départ, monde, retour, amour, filiation.
Il y a une continuité humaine très visible, l’enfant qui joue au héros devient soldat, puis voyageur, puis homme, puis père.
Le fil ne se rompt jamais, et vous restez certainement l’éternel jeune-homme avec un regard empreint de nostalgie sur le temps qui passe .
Une certaine nostalgie toujours présente et qui parfois vient hantée mes nuits, merci Marcel !
Le temps qui passe sans trop d’amertume, avec une forme d’acceptation calme.
Quelque chose demeure, le mouvement même de la vie.
De ce temps qui s’écoule, il en reste toujours des images gravées à jamais, merci Nanie!
Une certaine intimité, la vérité du vécu …
On sent une vie entière tenir debout dans ces vers, sans regret, avec une certaine nostalgie !
Ainsi tourne , tourne la vie …
Ainsi va la vie, doucement elle suit son cours, merci Flo !