camoion

Le grand ruban

  Tant de nuits de solitudeQue c’en est une habitudeSeul, derrière son volantFace au grand ruban.En lutte permanenteContre une fatigue envahissanteSous les lueurs incandescentesDe lanternes éblouissantes,Offrant ainsi aux regardsDe noctambules hagardsLe spectacle hallucinantD’un ballet incessantDe mille-pattesMangeurs d’asphalte.Parfois, noyé dans la brumeCe forçat du bitumeS’abandonne, épuiséAux bras de Morphée,Ultimes secondesAvant l’autre …